Eto’o : ‘’Fier d’être africain’’

10-06-2010 14:30:06

Agrandir le texteRétrécir le texteEnvoyer a un amiImprimer l'articleÉcrire un commentaire

Afrik.comSamuel Eto’o n’est pas que le capitaine du Cameroun. Le buteur de l’Inter est aussi un symbole, une idole pour tout un continent. L’Afrique aime Eto’o autant qu’Eto’o aime l’Afrique, comme le Lion l’explique en conférence de presse. Source : Afrik.com.

Afrik.com : Jouer la Coupe du monde en Afrique, c’est un rêve pour vous, non ? Samuel Eto’o : J’avais deux rêves dans le football : l’un est en train de devenir réalité avec cette Coupe du monde sur mon continent. L’autre, c’est de jouer la Coupe d’Afrique dans mon pays, le Cameroun. Je suis très heureux de pouvoir participer à cette première Coupe du monde africaine. Nous, les Africains, nous aurons la possibilité de prouver au monde entier que nous ne savons pas seulement jouer au football, que nous ne savons pas seulement gagner le 5 000 ou le 10 000 mètres… L’Afrique, ce n’est pas que les enfants malades, c’est encore plus. Si nous en avons l’opportunité, nous pouvons faire autant que les autres. Voire encore mieux.

On vous sent très fier d’être Africain. C’est vrai, je suis fier d’être Africain. Je n’ai pas eu les mêmes opportunités que les autres. Et je suis arrivé là où je suis en ayant traversé les rivières, les montagnes avec une seule arme : mon football et ma foi en dieu.

Quelles opportunités cette Coupe du monde va-t-elle offrir à l’Afrique ? Pas mal de chances : déjà, les gens n’auront pas la même vision du continent. Regardez l’Afrique à la télévision, ce ne que quelques minutes mais partout de la misère, de la pauvreté... J’ai eu la chance de voir pas de mal de continents, c’est partout pareil : la pauvreté et la misère ne sont pas l’apanage de l’Afrique. Certaines personnes vous diront qu’il y en a plus en Afrique. Pas moi. Cette Coupe du monde nous donne l’opportunité de nous unir. Il faut essayer d’unir tout le continent, de réunir tous les Africains pour que l’on regarde droit devant nous. Nous devons tous réaliser que la guerre est le plus gros problème de l’Afrique. Chaque fois qu’il y a une guerre, le pays recule de 50 ans. Nous devons nous unir. Le dialogue est plus important que tout.

Quelles responsabilité avez-vous en tant que superstar africaine ? Responsabilité, non. Moi, je parlerais plutôt de devoir. Le devoir de remplir ma mission, à savoir convaincre les Africains que l’on peut devenir quelqu’un si l’on croit en ses rêves et surtout si on a la force et la mentalité de vouloir changer les choses. Grâce au bon Dieu, j’en suis la réalité. J’ai cru en mon rêve, j’ai cru en Dieu, il m’a donné l’opportunité d’y parvenir grâce à mon travail.Il y a une pression énorme sur vos épaules.

Au Cameroun, on parle _ même de guerre civile si les Lions échouent... Le football doit rester football. Football au-dessus de politique, de presque tout, sauf religion. Il faut emmener les gens à comprendre que le football est une fête. Qui dit fête, dit pas guerre.

Parlons de votre club, l’Inter Mila. Avec le départ de Mourinho, certains joueurs ont évoqué leur désir d’aller voir ailleurs. Vous avez un message pour eux ? D’abord, j’ai beaucoup d’estime et de respect pour José Mourinho. Ensuite, l’Inter est une super équipe. Après, chaque professionnel veut le meilleur pour sa carrière : on ne peut pas obliger quelqu’un à rester s’il ne le veut pas. Ceux qui vont venir auront mon soutien afin que l’on travaille ensemble du mieux possible.

Avec l’Inter, justement, vous avez affronté Van Bommel et Robben, deux joueurs du Bayern que vous allez retrouver avec les Pays-Bas. J’adore ces deux joueurs mais il y en a un qui en train de devenir mon idole, c’est Wesley Sneijder. Il est très fort. Je lui ai d’ailleurs dit de ne  pas jouer ce match ! (rires)

Il y a peu, il y a eu une polémique entre vous et Roger Milla. On est là pour construire. Il ne faut pas que les enfants d’Afrique se dispersent. Si vous avez des doutes sur mon implication avec le Cameroun, regardez mon palmarès. J’ai remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques, je suis le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe d’Afrique... Une CAN mais mes grands frères, Roger Milla ou Abedi Pelé ont joué eux aussi. Regardez mon palmarès en club, maintenant. Je mérite le respect. Il y a quatre ans, j’ai pleuré pour première fois dans le football car mon pays n’était pas qualifié pour la Coupe du monde. Aujourd’hui, que j’ai la possibilité de la jouer, je veux seulement m’amuser. Je veux que, au soir de chaque match, le Cameroun ait le sourire, que l’Afrique ait    

 

[- Auteur: "OI" | - Source: "Afrik.com" | - Photo source: "Afrik.com"]



Dans La Même Rubrique

ÉDITORIAL

Biens "mal acquis" : un tintamarre médiatique et judicaire aux desseins machiavéliques

01-10-2015 09:36:04

OI Les médias francophones ont largement relayé l’affaire de la "saisie" d’une maison du Vésinet, près de Paris, appartenant à une société liée au neveu du Président congolais Denis Sassou N’Guesso, à l’initiative d’une association baptisée "Transparency International France". Peu nombreux en revanche sont ceux qui ont relaté la saisie de l’hôtel particulier acquis par l’Etat gabonais en 2010, au 51 rue de l’Université à Paris. Et certains se sont fait l’écho de la clôture de l’instruction diligentée contre Teodorin Obiang pour l’hôtel particulier qu’il avait acquis au 42 de l’Avenue Foch.

Lire l'article


ACTUALITÉS INTERNATIONALES

Burkina Faso : les lendemains du coup d’Etat

--

OI Des élections "rapidement", une loi électorale "frustrante", l'enquête sur la mort de Sankara : des sujets déjà sur le feu en attendant la suite des événements.

Lire l'article


Le nombre de migrants traversant la Méditerranée atteindrait 450 000 en 2016

--

OI Le nombre de migrants qui vont atteindre les côtes européennes après avoir traversé la Méditerranée devrait atteindre 450 000 en 2016, selon le Haut commissariat de l’ONU.  

Lire l'article


INTERVIEW DU MOIS

Interview-Ali Bongo : « Nous cédons nos hôtels particuliers à l’Etat gabonais »

25-09-2015 08:39:43

OI Pour le président du Gabon, environnement et migrations sont liés. Par ailleurs, il commente sa décision de renoncer à l’héritage de son père au profit de son pays et réagit aux polémiques avec la France. 

Lire l'article


PROVERBES

Proverbe- Ghana

14-03-2015 07:37:46

OIOn peut détester un chien, mais on ne peut pas renier la blancheur de ses dents.

Lire l'article


Proverbe Awandji

29-01-2009 23:48:56

newthink.centerblog.netBangu banongo bana bayendi mambungu ma ba mbaghi

Lire l'article