Retour sur le Forum Citoyen Libération : l’Afrique verte en question

15-10-2015 08:58:51

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A quelques semaines de la COP 21, les questions de développement durable et d’utilisation des énergies propres passionnent les Africains. Du haut de la tribune du forum citoyen Libération, qui s’est achevé le 10 octobre 2015 à Libreville, le président de l’agence gabonaise d’études et d’observation spatiale, Etienne Massard a soutenu que le continent n’empruntera pas la voie du développement durable sans des institutions fortes.



‘Il n’y aura pas de développement durable en Afrique sans des institutions fortes », a lancé Etienne Massard, du haut de la tribune du forum Libération, intervenant sur le thème : « L’Afrique verte. Clé du développement, à quel horizon ? ».  M. Massard soutient que les Etats africains doivent mettre en place un cadre réglementaire solide, pour protéger leurs forêts et garantir « une gestion durable et rationnelle  des ressources naturelles ».  Il a suggéré également la dynamisation de la coopération sud-sud, pour le développement du secteur de l’économie verte, lequel pourrait devenir dans un proche avenir, le plus grand pourvoyeur d’emplois dans les pays africains.

 

 

En plus du cadre réglementaire, les responsables de la société civile, souhaitent voir un réel engagement des Etats à lutter contre la corruption des agents publics, car « il ne sert à rien d’avoir de bonnes lois  là où les pollueurs et ceux qui massacrent les forêts bénéficient de la complicité des agents publics, moyennant les pots de vin », souligne Marc Ona, secrétaire exécutif de l’ONG environnementale Brainforest. Pour ce leader de la société civile, « la corruption est le plus grand mal de l’Afrique ».

 

 

Nicaise Moulombi, président du réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale, emboitant au président de l’agence gaboanise d’études et d’observation spatiale a soutenu par ailleurs que « L’Afrique a besoin d’hommes politiques forts et visionnaires » capables de faire face aux pressions des grandes multinationales  pollueuses « qui font et défont des régimes politiques dans le continent » au gré de leurs intérêts. Les spécialistes de la question du développement durable en Afrique souhaitent voir les pays occidentaux accompagner financièrement et techniquement les nations africaines dans la mise en place des politiques de développement durable.

 

 

« Il faut decarboner le développement et aider les Etats africains dans la voie de la diversification de l’économie et soutenir surtout l’agriculture vivrière dont dépend des milliers de villageois », a soutenu pour sa part Géneviève Ferone, spécialiste de l’investissement socialement responsable,  appelant à la responsabilité sociétale des entreprises occidentales installées en Afrique.  Elle ajoute « il faut de nouvelles règles de jeu et instaurer la taxe Carbone pour financer la croissance verte dans le continent ».

 

 

 

Tous les panelistes qui ont pris part au débat sur l’Afrique verte sont unanimes : « Il ne faut pas que  les pays du continent empruntent le chemin de développement de l’occident ». La population africaine est appelée à doublé d’ici 2050. Si rien n’est fait pour encourager la croissance verte et l’utilisation des énergies propres en Afrique, les conséquences des dérèglements climatiques seront catastrophiques pour le continent.

 

 

Au Gabon, l’Etat a pris un certains nombre de mesures pour encourager le développement durable, la protection de l’environnement et la lutte contre les dérèglements climatiques. Il s’agit entre autres de la création de 13  parcs nationaux, la création de l’agence gabonaise d’études et d’observation spatiale,  l’adoption du plan climat et le renforcement des lois pour lutte contre le braconnage. Mais également l’introduction de nouvelles filières de formation en lien avec l’économie verte dans les programmes scolaires.

 

 

 

Pierre Eric Mbog Batassi 

 

[- Auteur: "oi" | - Source: "oi" | - Photo source: "oi"]



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