Le plaidoyer du Roscevac

23-07-2015 12:03:12

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OIOrganisé par le réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC), en partenariat avec l’Alliance Panafricaine sur la Justice Climatique (PACJA) et le Réseau des Parlementaires Panafricains sur les changements Climatiques (REPPACC), le forum régional sur la position commune de ces organismes pour la 21e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP 21), tenu à Libreville le 21 et le 22 juillet 2015 a débouché sur de nombreuses recommandations.

Aux termes de deux jours de travaux, les participants au forum ont recommandé aux Etats d’’assurer la mise en place des systèmes nationaux de l’économie verte, en vue de parvenir à  la diversification de l’économie, au développement des entreprises, à la création d’emplois,  la transition vers une croissance verte inclusive et l’amélioration des revenus des populations ainsi que la lutte contre la pauvreté et d’assurer, après la décision des chefs d’Etat de la CEEAC du 25 mai 2015 à N’Djamena, le démarrage du Fonds pour l’économie verte en Afrique centrale. Ceci en vue de voir la sous région se présenter  à la COP 21 avec un outil financier opérationnel utile pour entamer les négociations avec les mécanismes internationaux en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques. Il a été demandé également aux chefs d’Etat de confirmer leur choix des programmes sectoriels de l’économie verte  adopté à Ndjamena le 25 mai 2015 pour accélérer l’intégration sous régionale et soutenir les bureaux nationaux du ROSCEVAC pour qu’ils jouent leur rôle à côté des Etats dans la mise en œuvre des systèmes nationaux de l’économie verte. De même, les participants ont suggéré aux gouvernements la création des agences nationales pour l’économie verte destinées à assurer la coordination des systèmes  nationaux de l’économie verte et insérer celle-ci et la lutte contre les changements climatiques parmi les repères cardinaux dans le développement des économies nationales en raison de l’irréversibilité d’une économie mondiale sobre en carbone. 

 

Aux institutions gabonaises, les participants ont demandé de transmettre au président de la république Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC, les résultats de ce forum pour une mobilisation de ses pairs, en vue de la préparation de la session extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC sur les changements climatiques prévue à la fin du mois d’août à Libreville, de transmettre à l’AMCEN les résultats des travaux de Libreville en  qualité du pays assurant la vice présidence de cette institution régionale, de poursuivre leur soutien au réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale  (ROSCEVAC) pour qu’il joue pleinement son rôle dans la sous région avant, pendant et après Paris et d’initier enfin une réflexion destinée à la mise en place d’un large partenariat au sein de la CEEAC, autour des compétences de l’AGEOS.

 

Les participants ont interpelé le ROSCEVAC sur la nécessité de transmettre aux Etats et à toutes les parties prenantes aux questions sur l’environnement et la gestion des ressources naturelles en général et l’économie verte en particulier, les résultats du Forum de Libreville. Ils ont invité également le réseau à faire le plaidoyer auprès des Etats et de la CEEAC ainsi que des

Partenaires Techniques pour la prise en charge des acteurs non étatiques de la sous région (société civile, entreprises, chercheurs, juristes, etc.) pour leur participation massive à la COP 21 et aux rencontres préparatoires sous régionales. Des recommandations ont été aussi faites pour la pérennisation du forum de Libreville, alors que les PTF, le REACEV et les entreprises du secteur privé ont été sollicitées pour appuyer les Etats et toutes les parties prenantes de la sous région pour consolider les efforts financiers déjà réalisés, en vue de la mise  en place des outils du système de l'économie verte en Afrique  centrale et parvenir au lancement du Fonds pour l'économie verte dans la sous-région.

 

Au REPPACC il a été demandé de poursuivre l’action soutenue, caractéristique de l’engagement du REPPACC en matière  d’éducation, de sensibilisation des populations locales et de lutte contre les changements climatiques, raffermir la sensibilisation et l’engagement des parlements africains ainsi que leur prise de conscience de l’importance des changements climatiques et  mobiliser les ressources nécessaires afin d’assurer la participation des élus africains aux instances des négociations tant au niveau continental qu’international.

 

Les participants ont recommandé au PACJA d’assurer la poursuite de la mobilisation de la société civile africaine dans sa noble mission d’accompagner les Etats et leurs efforts de  faire prévaloir la position commune africaine fondée sur la science et l’équité, de transmettre au président en exercice de la CEEAC, la proposition des peuples d’Afrique pour un  nouveau protocole à la Convention des Nations Unis sur les changements climatiques, à l’intention de ses pairs africains.

 

Quant à la CEEAC, il a été recommandé  de poursuivre le soutien aux Etats dans la mise en œuvre des systèmes nationaux de l’économie verte, comme stratégie de lutte  contre les changements climatiques, de prendre en charge les responsables des organisations des acteurs non étatiques (CEFDHAC et les réseaux affiliés, ROSCEVAC, REACEV, GEAC et le réseau des juristes) pour leur participation à la COP 21 aux côtés des Etats, d’associer les résultats de ce forum avec ceux obtenus par des initiatives coordonnées par les autres organisations sous régionales (COMIFAC, CEFDHAC, etc.). Ceci en vue d’une meilleure exploitation dans le cadre des préparatifs de la session  extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC sur les changements climatiques, en vue de la position commune de l’Afrique centrale face à la COP 21.

 

 

Mbou Giovanna Cabrelle 

 

[- Auteur: "OI" | - Source: "OI" | - Photo source: "OI"]



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