7 questions au nouveau président de la Fégafoot

05-04-2013 15:19:00

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OILibreville (OI) – Le nouveau président de la fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), Jean de Dieu Moukagni Iwangou, dans une interview accordée à Gabonreview.com livre ses impressions sur le déroulement du scrutin, qui l’a porté à la tète de l’institution sportive  et décline les objectifs à atteindre au cours de son mandat.

L’entretien révèle que le nouveau locataire de la maison Alexandre Sambat (Siège de la Fégafoot) a désormais la tête fixée sur l’avenir. Il joue le jeu de l’apaisement et appelle à porter le football gabonais vers le sommet.

Gabonreview : Comment avez-vous apprécié l’élection qui vous a porté à la tête de la Fédération gabonaise de football ?

Moukagni-Iwangou : Je me félicite du déroulement des opérations électorales, de l’organisation du Congrès et du résultat de l’élection tout naturellement puisqu’au plan personnel, les acteurs du football ont décidé d’investir leur confiance en ma personne à travers le programme que j’ai proposé et dans l’équipe qui aura à m’accompagner. C’est donc un sentiment de satisfaction, mêlé d’humilité, parce qu’au-delà du résultat, je dois désormais répondre de l’ensemble du football gabonais. Ce qui s’entend à la fois de ceux qui ont voté pour mon programme que pour ceux qui pensaient avoir des préférences pour un autre programme. Désormais, il faut réconcilier tout le monde autour des objectifs communs et, de ce point de vue, c’est beaucoup de responsabilités qui viennent tempérer ce qui peut être une satisfaction personnelle ou individuelle.

Actuellement, il est question de contestation du résultat des urnes et vos adversaires ont déposé des recours auprès des instances compétentes. Qu’en est-il exactement ?

Le recours est indissociable de l’élection. Il est donc normal qu’il puisse être introduit si son auteur estime qu’il a des droits qui auraient pu être éludés par le fait des opérations électorales. Je me mets à disposition de la commission des recours pour pouvoir faire triompher la vérité. Je ne prends pas cela autrement que dans ces termes-là.

La contestation de votre élection se fonde sur les statuts que l’on dit dépassés et sur le vote d’un mouvement associatif fictif. Vous étiez vice-président de la Fegafoot en votre temps, qu’avez-vous à dire sur ces deux griefs ?

C’est un combat d’arrière-garde. S’agissant des statuts, nous avons obtenu l’autorisation expresse de la Fédération internationale de football association (Fifa) d’avoir à appliquer les dispositions nouvelles issues de la réforme de Franceville. Cette information a été portée à la connaissance du plus grand nombre par voie de presse, de telle sorte que ramener cet argument relève de la fébrilité. S’agissant du mouvement associatif, je crois que c’est de notre football dont il est question. Il faut engager une réflexion crédible pour rendre vivant notre cadre associatif et c’est avec ceux-là qu’il faut composer.

Le président élu compte-t-il poursuivre la politique du dialogue, de l’ouverture et de la main tendue avec ses détracteurs ?

C’est un constat affligeant que des personnes qui avaient affiché de la hauteur, notamment en faisant parler le fairplay et en reconnaissant le résultat des urnes, se soient retournés certainement sous d’autres considérations. Mais je crois qu’il faut prendre les choses telles qu’elles se présentent. C’est leur droit de contester et, en tant que président, je suis le président de l’ensemble des acteurs du football et je ne perds pas l’espoir que le moment venu la sagesse, la chose la mieux partagée ou du moins le bon sens, saura inviter tout le monde autour du football qui est notre espace commun.

Lors d’une de vos conférences de presse avant l’élection, vous avez refusé de parler des moyens qui seront dégagés pour mettre en œuvre votre programme. Aujourd’hui, peut-on savoir comment vous ferrez pour parvenir à dérouler votre programme ? Est-ce que le mandat et le temps vous donneront le temps de le réaliser ?

La première mission à laquelle j’entends m’employer est d’assainir l’environnement sportif. Il s’agit en fait de convenir des objectifs communs avec l’ensemble des acteurs en tête desquels l’Etat. Ce sont des objectifs dont la pertinence recourt ou pourvoit aux moyens. Les moyens ne sont pas disponibles sans qu’il y ait de projets. C’est un projet porteur qui permet de mobiliser les moyens et je continue de croire que lorsque ce programme sera adopté par chacun, lorsque chacun se retrouvera dans ce programme, l’effort commun réussira à mobiliser les moyens nécessaires pour le rendre possible. Le football gabonais doit prendre l’ambition du saut qualitatif vers le sommet.

Comment allez-vous allier cette nouvelle fonction à celle de Directeur général de l’Ecole nationale de la magistrature. L’une ne va-t-elle pas empiéter sur l’autre ?

Non, rien n’a jamais empiété sur l’autre parce que je ne suis pas nouveau dans l’affaire. J’étais premier Vice-président. Depuis 16 ans, je sers le football gabonais  dans les mêmes dispositions. C’est-à-dire agent public à la tâche et passionné du football dans le cadre associatif. C’est un mariage heureux dans lequel je suis engagé aujourd’hui depuis un long bail et il n’y pas de raison que cet équilibre intelligent ne puisse pas continuer encore et surtout lorsque je suis appelé aux responsabilités.

Pour clore cet entretien, avez-vous un mot à l’adresse des acteurs du football gabonais ?

Le football est un jeu collectif. J’invite donc toutes les Gabonaises, parce qu’il y a le football féminin, et tous les Gabonais autour du ballon qui nous réunit et qui doit nous unir. Je voudrais, pour terminer, appeler à l’apaisement. Je voudrais que tout le monde puisse désormais prendre le train de la relance de notre football. Et cette relance a besoin d’apaisement. On ne construit pas dans le tumulte, on ne construit pas dans la cohue, on a besoin que tout le monde soit à sa place et à son niveau. Je voudrais par ailleurs affirmer ma disponibilité aux autorités compétentes à œuvrer dans la construction du pays parce que le football est un facteur qui construit, qui unit et qui ne doit pas diviser.

[- Auteur: "OI" | - Source: "OI" | - Photo source: "OI"]



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